30/07/2014

Important : Déménagement !

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Coucou tout le monde c'est moi ! 

J'écris ce message pour vous signalez que ce blog va se retrouver sans activité. Pourquoi ? Parce que je change d'interface, pour une qui me permet plus d'options. Voici le lien qui mène au nouveau site :

In my mind 2

 

Je tiens également à dire que ce blog-ci ne fermera pas ses portes... Je vais le laisser pour le moment en l'état, jusqu'à ce que tout le monde ai prit connaissance des changements.

J'espère que vous allez tous, ou en grande partie, me suivre dans mon nouveau chez moi.

14:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) |

28/07/2014

Chapitre 14

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 Tandis que nous grimpons les escaliers, je sens une boule d’appréhension se former dans ma gorge. Mon estomac quant à lui se retrouve sans dessus-dessous comme si j’étais en train de dévaler la pente d’un grand huit. J’appréhende ma future altercation avec Mia… Bien sur, elle est en droit de m’en vouloir et de me hurler dessus, ça je pourrais l’accepter. Après tout, je suis tout à fait conscient de mes erreurs…

  Ce qui me tord l’estomac et que je ne pense pas pourvoir supporter, c’est de voir ma Mia dévastée par les évènements de ce soir. Je sais que je lui ai fait du mal en agissant aussi maladroitement, j’en suis tout à fait conscient et me blâme terriblement pour ça. Mais de le lire dans ses yeux… La voir anéantie ou en pleure… Bon dieu, rien que de l’imaginer mon cœur se serre.

  Toutefois, je ne reculerais pas. Même si cette confrontation risque d’être terriblement douloureuse, il est de mon devoir d’accepter la responsabilité de mes actes et leurs conséquences. J’inspire un bon coup en remarquant que nous arrivons sur notre palier. Andrew qui jusqu’alors veillait à garder le silence, pose une main sur mon épaule et dis :

-       Je vais entrer d’abord et voir ce qu’il en est… Attends un peu, tu pourras ainsi entendre les réactions de ta copine et t’y préparer.

-       Je…

-       Ne discute pas, fais ce que je te dis.

  Je finis par consentir à cette marche de manœuvre. Il passe donc devant moi et s’apprête à entrer dans l’appartement qu’il partage avec mon jumeau. Mais juste avant, il se retourne vers moi et d’un regard attend mon assentiment. D’un signe de tête je l’enjoins à poursuivre. Je fais tout mon possible pour rester calme, alors qu’à l’intérieure je suis tout retourné.

  A peine a-t-il mit un pied dans l’appartement, que des bruits de pas s’avancent dans notre direction. Il s’agit de mon jumeau, j’en suis certain. Je grimace légèrement dans l’attente des injures que Cody va me lancer au visage, et finis par emboiter le pas d’Andrew pénétrant à mon tour dans le hall d’appartement. Mon regard croise celui de mon frère, comme je m’y attendais ses yeux bleus me lance des éclairs.  

  Il ne me laisse pas le temps d’avancer plus avant, puisqu’il se précipite vers moi avec un doigt accusateur pointé dans ma direction, et demande :

-       Qu’est ce qui t’a prit, sombre crétin ? Te rends-tu seulement compte de la stupidité de tes actes ?

-       Cody…

-       Non Bastian, cette fois je ne te couvrirais pas… Tu te démerdes !

-       Ce n’est pas…

  Je voudrais trouver quelque chose à lui répondre, n’importe quoi, mais je reste silencieux. Toutefois, je parviens à noter que mon frère ne semble pas réellement en colère contre moi… Il essaye de me le faire croire, mais en lisant dans son regard je ne vois que de la tristesse. Je sais que je l’ai terriblement déçu. Et je m’en veux terriblement pour ça… Andrew a raison, Cody me voyait comme son modèle, comme quelqu’un d’infaillible sur qui il pourrait toujours compter… Et ce soir, j’ai brisé ce en quoi il croyait. J’espère sincèrement que les dégâts ne sont pas trop importants, et qu’il finira par me pardonner.

  En voyant que ni moi, ni mon frère ne réagissons, Andrew prend les choses en mains. Il tente de nous ménager tous les deux du mieux qu’il peut. Je le vois qui prend mon frère dans ses bras et lui murmure je ne sais quoi à l’oreille. Mais ça semble faire mouche, car la tension qui était présente jusqu’alors dans les épaules de mon jumeau semble s’envoler. Andrew sourit en s’en rendant compte à son tour et lui embrasse tendrement le front, avant de dire :

-       Allons dans le salon bébé, tu pourras discuter avec lui demain… Ils ont besoin de se retrouver un peu seul avec…

  Il se tait subitement en apercevant ma Mia à l’entrée du couloir. Elle observe la scène les yeux rougis tout en se tordant les doigts. La voir dans un tel état me met plus bas que terre, bordel je suis minable de lui avoir infligé ça. Nos regards se croisent alors, je n’ose plus bouger attendant de voir qu’elle sera sa réaction.

  Réaction qui à vrai dire ne se fait pas attendre… Puisque je la vois s’avancer vers moi, sans jamais me quitter du regard. Je peux distinguer de là où je suis que des larmes naissent dans ses beaux yeux et que sa lèvre du bas tremblote. Je n’ose toujours pas esquisser le moindre mouvement. Quoi qu’elle fasse et quoi qu’elle dise je m’y plierai, car c’est véritablement à cause de moi qu’on en est là.

  Mon cœur bat à tout rompre, on est séparé plus que par quelques centimètres. Nos regards ne se lâchent plus, nos souffles sont erratiques. Ça me tue, je décide donc de prendre la parole :

-       Minouche écoute…

-       Non ! Tais-toi !

  Elle ne me laisse pas le temps de terminer ma phrase. A dire vrai, son geste me laisse figer sur place. L’espace d’un dixième de seconde j’ai pu distinguer dans ses yeux bleus une lueur de colère dirigée entièrement contre moi... Juste avant qu’elle ne m’assène une gifle phénoménale.

  J’en reste comme deux ronds de flancs, tant je suis sous le choc. Je n’ose pas même prendre la parole, me contentant de cligner des yeux. Ma Mia semble horrifiée par ce qu’elle vient de faire. Il faut croire que c’est la soirée où immanquablement nos comportements dérapent, et font ressortir ce qu’il y a de plus sombre en nous. Je n’en peux plus, ça me tue. Faisant taire mes appréhensions, je m’avance rapidement vers elle et referme mes bras dans son dos.

-       Là Mia calme-toi… C’est fini…

-       Non… Je… Tu… Putain…

  Elle donne de petits coups de poing contre mon torse, sanglotant terriblement, ne trouvant plus ses mots. Ce qui à pour conséquence de me la faire serrer encore plus fort contre moi. J’essaye en vain de la rassurer et de faire taire ses pleurs avec le peu de moyen que j’ai à ma disposition.

  Je ne sais pas combien de temps nous restons comme ça. Tout ce que je sais, c’est que je vois à deux reprises Andrew apparaitre dans l’encadrement de la porte, vérifiant ainsi comment ça se passe de notre côté. Mais je parviens à remarquer, mon attention toute focalisée sur la femme que je tiens dans mes bras, qu’elle ne semble plus avoir la force de sangloter.

  En effet, son attitude change de manière tangible puisqu’elle abandonne sa réserver et finit par se cramponner à moi comme si sa vie en dépendait. Elle niche son visage dans mon cou en soupirant doucement. Je caresse doucement sa nuque de ma main valide, gardant le silence préférant lui laisser un peu de temps pour se reprendre. La voir aussi apathique dans mes bras me fait verser une seule et unique larme. Je me fais la promesse de ne plus jamais la voir plonger dans un tel état par ma faute… 

  Voyant qu’elle ne réagit toujours pas, je dépose un baiser sur le sommet de son crâne et demande le plus doucement possible :

-       Tu veux rentrer chez nous ?

  Pas de réponse, juste un hochement de tête en signe d’acquiescement. Elle doit être épuisée à force d’avoir tant pleuré. Je peux la comprendre. Je nous fais nous redresser doucement tous les deux et l’aide à s’adosser contre le mur. Gentiment, j’écarte du bout des doigts les quelques mèches qui s’éparpillent sur son visage. Elle me regarde faire, mais ne réagit presque pas. Troublé je lui dis :

-       Reste ici deux minutes ma chérie, je vais prévenir les autres qu’on rentre… D’accord ?

   Elle acquiesce toujours en silence. Je dépose un chaste baiser sur son front, et le cœur lourd la laisse seule pour aller prévenir les deux autres. Quand j’entre dans le salon, je les vois tous deux affalés sur le canapé, ils discutent calmement. Je sais que j’étais leur principal sujet de conversation, parce que dès l’instant où ils m’aperçoivent, ils se taisent. Je hausse les épaules. Ce n’est pas important, Drew était sans doute en train de raconter ce qui s’est réellement passé à mon frère.

  D’ailleurs Cody se redresse légèrement et me demande :

-       Un problème Bas ?

-       Euh… Non, je voulais juste vous dire qu’on va vous laissez. On rentre chez nous.

-       Oh d’accord. Bonne soirée alors.

  Je hoche doucement la tête, et me passe une main dans les cheveux en demandant doucement :

-       On se voit demain ?...

-       Bien sûr, préviens nous quand vous sortez du lit qu’on puisse allez prendre un petit-déjeuner en ville.

-       Ok, ça marche.

  Lorsque je m’apprête à quitter le salon, la voix de mon frère dans mon dos me surprend :

-       Attends Bas…

  Je ne fais pas un pas de plus. Je me retourne pour lui faire face, sans comprendre pourquoi il me retient ainsi alors que tout semblait avoir été dit. Je n’ai pas le temps de comprendre ce qui m’arrive que déjà Cody se jette dans mes bras. Surpris, je mets quelques secondes à réagir. Mais je finis par lui rendre bien vite son étreinte, trop heureux à l’idée qu’il me pardonne aussi vite. Ce brusque revirement de situation doit avoir une origine bien précise. Par-dessus l’épaule de Cody je jette un regard vers Andrew pour vérifier mon hypothèse, ce dernier m’adresse un clin d’œil qui me la confirme. D’un geste du menton je le remercie pour tout ce qu’il a fait pour moi ce soir.

  Mon jumeau me surprend une fois de plus en disant :

-       Désolé Bas… C’est juste que cette situation… Enfin c’était dur d’imaginer que tu cachais tout ça en toi, je suis désolé de t’avoir jugé aussi vite et aussi durement.

  Emu plus que je ne le devrais, la gorge nouée par l’émotion, je réponds d’une voix plus rauque qu’à l’accoutumé en ébouriffant les cheveux de Cody :

-       Ce n’est rien petite tête… Il faut dire que je ne suis pas très démonstratif lorsqu’il s’agit de mon ressenti…

-       On est vraiment à l’opposé sur ce point.

  Cody affiche désormais un grand sourire. Il dépose un bref baiser sur ma joue, comme nous le faisions enfant au cours de nos réconciliations, et me dit :

-       Maintenant que les choses sont réglées entre nous… Fais-moi plaisir et va tout raconter à Mia, dans les moindres détails. Ne lui cache rien s’il te plait…

-       Je… Oui je vais faire ça.

-       Et vérifie que tes points de sutures n’ont pas infectés avant d’aller te coucher…

-       Promis Cody, je le ferais. Cesse de t’inquiéter, ça va aller à partir de maintenant. Je reprends les choses en mains.

  Il sourit. Je lui assène un vieux bisou bien baveux sur le front pour conclure notre accord tacite, et en évitant un coup de poing rageur dans mes côtes, je quitte le salon. Une fois mon jumeau hors de ma vue, ma bonne humeur s’échappe… Je pense que ça ne sera pas aussi facile pour Mia de me pardonner.

  Lorsque j’arrive à hauteur de Mia, elle se redresse et ressert ses bras autour d’elle comme pour se protéger. Encore une atteinte porter à mon moral, mais je ne peux lui en vouloir. Je demande hésitant :

-       On y va ?

-       Oui… Allons-y, je tombe de fatigue.

   Je hoche la tête et passe devant elle pour déverrouiller la porte de l’appartement. Elle reste silencieusement derrière moi pendant que je m’exécute. Au moment où je veux me décaler pour la laisser passer, elle me surprend en se posant à mes côtés et en prenant ma main valide dans la sienne.

  Nos regards se croisent alors, je ne fais aucun commentaire. Je la sens qui serre ma main plus que de raison. A-t-elle peur que je m’enfuis à nouveau ? Il va me falloir du temps et de la patience pour lui faire comprendre que j’ai commis une seule erreur, et que je ne suis pas prêt à recommencer.

  Gardant nos mains liées, je caresse doucement du pouce le dos de sa main et nous entraine vers notre propre appartement. Tout se passe très vite alors. Le seuil de notre appartement passé, Mia me relâche et verrouille le loquet. Je la laisse faire, attendant sagement de connaitre la suite des évènements.

  Elle se retourne, et voyant que je ne la quitte pas du regard, se met à rougir. J’ai compris à quoi rimait son petit manège, elle ferme tout de sorte à avoir l’impression d’avoir les choses sous contrôle. Je peux vivre avec ça. Trouvant le silence gênant, je pose une question banale :

-       Tu veux manger quelque chose ?

-       J’ai déjà mangé avec ton frère…

-       Tu as soif ?

-       Je vais juste m’allonger. Je suis fatiguée.

-       Je… D’accord. J’ai besoin de passer par la salle de bain avant…

  Je n’aime pas cette ambiance, c’est tendu entre nous, j’ai l’impression qu’on se regarde en chien de faïence. C’est douloureux, et pourtant il faut que je m’en accommode jusqu’à ce que Mia puisse me pardonner.  Après un dernier regard à la femme que j’aime, je me dirige toujours en silence vers la salle de bain quand retentit sa voix dans mon dos :

-       Bastian ?

  Je me retourne pour lui faire face, elle m’adresse un faible sourire que je parviens difficilement à distinguer. Mais c’est mieux que rien. C’est un début. Je lui demande en souriant à mon tour :

-       Oui, ma chérie ?

-       Tu me rejoins quand tu auras terminé ?

-       Bien sur… Je fais vite.

-       D’accord.

  Le sourire qu’elle m’adresse alors est un peu plus lumineux que le précédent. Je comprends alors de qu’elle façon je dois m’y prendre pour regagner sa confiance. Il va falloir que je lui prouve sans relâche que je ne l’abandonnerais pas. Peu importe le temps et l’énergie que ça me prendra, j’y parviendrais et tout redeviendra comme avant.

  Brisant le silence qui une fois de plus commençait à devenir gênant, elle m’annonce qu’elle va se coucher et part en direction de la chambre. Je le suis et m’engouffre bien rapidement dans la salle de bain adjacente, histoire de prendre une bonne douche. Ainsi je pourrais éliminer les effluves d’hôpital qui traine sur moi, et celle de Courtney…

  Je ne m’éternise pas sous la douche. Je me sèche rapidement et enfile un bas de jogging, avant de vérifier les points et de changer mon bandage. Tout semble allez pour le mieux. De plus quand j’ai bougé mes doigts, je ne ressentais pas trop de douleur. J’espère alors sincèrement que je ne me suis rien fait de grave, et que la douleur n’est pas juste atténuée par les médicaments.

  Je me rafraichis une dernière fois le visage, histoire de me remettre les idées en place. Inspire un bon coup, une main sur la poignée de porte et finis par entrer dans la chambre. Mia est allongée à sa place, sous les couvertures, me tournant le dos. J’avance lentement et vais m’allonger à côté d’elle sur le dos.

  Pendant un petit moment on reste comme ça, sans rien dire, j’en viens même à me demander si elle ne s’est pas déjà endormie… J’éteins donc la lampe de chevet, et plonge la chambre dans le noir. C’est ce moment que choisit ma Mia pour se retourner et se rapprocher de moi.

  Dans l’obscurité, je tends le bras et m’empare doucement de sa main, entremêlant nos doigts. Elle pousse un petit soupir, resserrant son emprise sur mes doigts, au moins elle ne sanglote plus.... Je me sens obligé de dire :

-       Je suis terriblement désolé Mia… Je n’aurai pas dû partir comme ça… J’aurais dû t’expliquer… J’ai merdé, et je regrette tellement… Je…

  Elle pose un doigt sur mes lèvres pour me faire taire, et dit calmement :

-       Tu as tout le temps du monde pour m’expliquer maintenant… Et soit convaincant, sinon tu dors sur le canapé…

  Je perçois presque son sourire dans ses dernières paroles. Moi, en tout cas, j’affiche un grand sourire en l’entendant. J’ai l’impression de retrouver peu à peu la femme dont je suis éperdument amoureux.

  Rasséréné par ses dernières paroles, je l’attire dans mes bras. On se retrouve alors en position cuillère, son dos contre mon torse. Je remonte correctement la couverture sur nous, et ressers mon étreinte.

-       D’accord je vais tout te raconter.

  Je dépose un baiser dans son cou et me mets à lui raconter les évènements de la soirée de mon point de vue. Et comme Cody me l’a suggéré, je n’omets rien et lui fait bien part de tout ce que j’ai pût ressentir. A mesure de mes confessions, je la sens se relâcher contre moi et se détendre.

  Je parle comme ça pendant un long moment sans jamais qu’elle ne m’interrompe. A un moment donné, en entendant sa respiration se calmer, je comprends qu’elle s’est endormie dans mes bras. Elle me fait encore assez confiance pour s’abandonner ainsi. Ça me met du baume au cœur que de m’en rendre compte. Je murmure doucement contre son oreille :

-       Je t’aime ma Minouche… Je ne te ferais plus jamais de mal, je te le promets.

  Je ferme les yeux à mon tour et essaye de trouver le sommeil. Je me rends compte alors qu’inconsciemment depuis le début de ma tirade, je caresse doucement et en cercle son petit ventre… 

  Je prends le temps de réfléchir à tout ça, et à ce à quoi notre vie va ressembler désormais. Je m’endors bien vite, des images de Mia et notre futur enfant pleins la tête.

25/07/2014

Boy ? Girl ? No Matter ! - Ivy's story : Partie 1

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